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Fake news : Les abus et les victimes

Les infox, fausses nouvelles, fausses informations, informations perfides, ou encore Fake news, en anglais, sont des informations mensongères diffusées dans le but de manipuler ou de tromper le public.

Les Fake news représentent un réel danger, car elles font de la manipulation en tout genre (politiques, sanitaires, économiques, sociales, etc.). Ils font passer le faux pour du vrai. Ce phénomène sème le trouble dans l’esprit du public et peut inciter certaines personnes à commettre l’irréparable.

 Fake news liés au Covid 19

Aujourd’hui, il est impossible de consulter internet sans tomber sur un article de presse qui aborde le phénomène des Fake news. Nous vous présentons quelques Fake news qui ont fait grand bruit. En commençant par ceux de la période de pandémie du Covid-19. Des fausses informations se sont répandues aussi vite que le virus.

 Quelques victimes des Fakes news

– Les réseaux de téléphonie 5G propagent le Covid-19

Les spécialistes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont formels. C’est faux ! Les virus « ne circulent pas sur les ondes radio ou par les réseaux de téléphonie mobile ». D’ailleurs, l’organisation rappelle que le Covid-19 est présent également dans des pays et des zones où le réseau 5G est totalement absent. Le coronavirus « se propage par les gouttelettes respiratoires projetées lorsqu’une personne infectée tousse, éternue ou parle. On peut aussi être infecté en touchant une surface contaminée, puis ses yeux, sa bouche ou son nez », rappelle enfin l’OMS.

Malheureusement, les conséquences des Fake news sont désastreuses. Certaines personnes ont tendance à croire en tout ce qu’ils voient ou lisent sur les réseaux.

– Une ville en liesse après une rumeur sur la mort du président rwandais

Cette intox est peut-être celle qui a eu les conséquences les plus surprenantes. Le vendredi 10 janvier 2014, la fausse rumeur de la mort du président rwandais Paul Kagame s’est propagée comme une traînée de poudre à Goma, capitale du Nord-Kivu.

Des centaines de personnes sont descendues dans la rue pour manifester leur joie, dans une zone où le Rwanda a été accusé de soutenir l’ancienne rébellion du M23. Cette rumeur, lancée sur Facebook, venait en fait du site Necropedia, qui propose des nécrologies anticipées sur des personnalités. Un canular qui avait été pris au premier degré par beaucoup d’habitants de Goma.

– Des rumeurs sur Internet ont entraîné des émeutes anti-réfugiés – juillet 2017

Dans plusieurs pays accueillant des migrants, les rumeurs peuvent avoir des conséquences graves. À Ankara, début juillet 2017, de fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux ont entraîné un déferlement de haine envers des réfugiés syriens. Un jeune homme irakien, confondu avec un Syrien, a été blessé au couteau, car il était accusé, avec insistance sur les réseaux sociaux, d’avoir violé une petite fille de 5 ans.

– De fausses images déclenchent une vague de violences entre musulmans et hindous

Parfois, une image suffit à créer le trouble. Dans l’État indien du Bengale-Occidental, une photo, publiée sur Facebook par un étudiant hindou et jugée blasphématoire par la communauté musulmane, a entrainé de violents affrontements intercommunautaires, causant la mort d’un homme et faisant au moins 12 blessés, début juillet

– Fake news en période électorale en Côte d’Ivoire

Le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, lors de sa visite de 4 jours dans la région de la Marahoué a été victime d’un Fake news. Une fausse information sur une prétendue chute du président ivoirien à Bouaflé pendant sa visite d’État, a fait le tour des réseaux sociaux.

Le président a décidé de réguler les réseaux sociaux et en a profité pour mettre en garde les acteurs de ce phénomène :  » Écoutez, les démarches sont en cours. Il faut travailler avec Facebook, Twitter et l’international. Il est clair qu’il y a des gens qui s’adonnent aux Fake news. Nous finirons par les attraper. Nous en avons déjà attrapé quelques-uns en Côte d’Ivoire, qui ont été interpelées, qui une fois interpelés demandent pardon. Ils disent que ce sont les partis de l’opposition qui paient pour faire ce genre de choses. Nous serons très vigilants et très fermes contre les Fake news « .

Nounty Aida Soro

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