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Fake News : Procureur Adou Richard « éviter de partager systématiquement les informations sur les réseaux sociaux »

Lutte contre les Fake News/le Procureur Adou Richard (prévient); « Il faut éviter de partager systématiquement les informations sur les réseaux sociaux ». « Nous avons 1,73 milliard d’utilisateurs quotidiens du réseau social. En Côte d’Ivoire, les chiffres officiels en janvier 2021 font état d’environ 12,5 millions d’internautes dont 5,9 actifs sur les réseaux sociaux.

Les chiffres clés des différents réseaux sociaux

 

  • 5, 4 millions d’utilisateurs de Facebook
  • Instagram, 950 000 utilisateurs
  • LinkedIn, 850 000 utilisateurs
  • Twitter : 148 400 utilisateurs.

La propagande et la désinformation

 

Autant dire que le numérique pourrait constituer un fabuleux atout pour toute démocratie. Nul ne peut aujourd’hui ignorer que les réseaux sociaux sont une chambre d’écho et un vecteur d’accélération de l’information… Cependant, avec les nouveaux médias, les individus et leurs communautés (…) sont exposés la propagande et la désinformation qui dans bien des cas dominent les déclarations des autorités publiques, comme en témoigne la prolifération des fausses nouvelles durant la pandémie de la covid-19 via ces canaux, les paroles désobligeantes et dégradantes que les personnes formulent derrière leur écran croyant en leur anonymat.

 

Un vecteur de discrimination, d’incitation à la haine

 

Le numérique peut être un vecteur de discrimination, d’incitation à la haine, d’actes attentatoires à l’intégrité et à la dignité de la personne humaine, violation de la vie privée. Les réseaux sociaux favorisent la commission d’infractions. La désinformation et les « fake news » ont pris une ampleur de plus en plus importante à l’échelon mondial », a déclaré le Procureur de la République, Adou Richard Christophe. C’était le samedi 22 octobre 2022, à l’occasion de la conférence de clôture de la 6ᵉ séance de formation délocalisée à Abidjan, organisée par la fondation Friedrich Naumann en collaboration avec la Fondation René Cassin et le Conseil national des Droits de l’homme (Cndh) autour du thème : « liberté d’expression et de réunion pacifique ».

 

Liberté d’expression à l’ère du numérique; opportunités, menacés et défis

 

Dans la conférence qu’il a animée sur le thème « Liberté d’expression à l’ère du numérique ; opportunités, menacés et défis », le Procureur Adou Richard a montré que la liberté d’expression est un droit fondamental et les réseaux sociaux ont révolutionné cette liberté. Ils offrent de nombreuses opportunités, engendrent aussi de nombreuses problématiques face aux propos désobligeants, inappropriés de certains internautes qui croient se cacher derrière leurs écrans.

Mais pour le procureur de la République, « cette liberté d’expression se trouve affectée par de nombreuses limites que nul ne doit ignorer ».

C’est pourquoi, il a invité la société civile à une éducation aux médias pour non seulement promouvoir la diversité, mais lutter contre la désinformation. Car a-t-il dit « nos propos peuvent être considérés comme de la calomnie, de la diffamation, de l’obscénité, des incitations à la violence eu, au meurtre, de parjure. Ils peuvent violer le secret-défense, le droit d’auteur, le secret commercial, le droit au respect de la vie privée et à la dignité d’autrui ou même la sécurité nationale ou de nature à troubler l’ordre public.

Pour Adou Richard, les utilisateurs des réseaux sociaux doivent prendre conscience de l’existence de nombreuses fausses informations circulant en ligne, en cas de doute sur la crédibilité d’une information, il y a lieu d’éviter de la partager afin de limiter la diffusion d’une telle fausse information. Ces internautes doivent avoir l’esprit critique, c’est-à-dire la capacité de remettre en cause la véracité, la crédibilité d’une information, savoir où chercher les informations fiables.

 

Et les Gafam / GAMAM

 

Aussi a-t-il invité, les géants de l’internet que sont Google, Apple, Facebook et Amazon (Les Gafam) à travailler de concert au plan international afin de fixer des règles communes et mettre en place des codes de principes, d’éthique et de bonnes pratiques : informer et alerter les populations, donner aux entreprises les moyens de lutter contre les fake-news afin de mieux les identifier et les localiser et, d’en limiter la propagation. « Ces géants du web doivent prendre des mesures efficaces pour accroître la visibilité des informations fiables et crédibles et faciliter l’accès des utilisateurs à ces informations », a-t-il soutenu.

Eugène YAO

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