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Galo Diallo (fondateur de l’agence d’influenceurs SMILE) : « La Hype est au-dessus de l’engagement »

CEO & fondateur de l’agence SMILE (Smile Conseil & Smile Movement), agence d’influenceurs, leader en Europe, Galo Diallo était l’invité spécial de la 6ème édition de l’Africa Digital Communication Days (Adicom Days), qui s’est tenue, à l’Institut français d’Abidjan, le 12 novembre 2022. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, il parle des atouts et enjeux de la digitalisation en Afrique.

Quelles sont vos impressions après avoir participé à cette 6ème édition des Adicom Days en Côte d’Ivoire ?

Je me réjouis de voir que le secteur du digital bouge énormément en Afrique avec ce genre d’événements. Avec la mondialisation, la jeunesse africaine est ultra-connectée, il y a énormément de ponts, de créativités à créer et c’est beau.

Mais au regard de ce que vous avez-vu lors de ce rendez-vous, quels sont les défis qui se présentent à l’Afrique aujourd’hui en matière de digitalisation ?

Il n’y a pas plus de défis en Afrique qu’ailleurs, l’Afrique n’est pas en retard, c’est ce que les gens pensent souvent, mais ce n’est pas le cas, internet à redistribuer les cartes et il n’y a pas de retard, quand je vois ce qui se passe en France et ce qui se passe ici, il n’y a pas de retard en termes de création de contenus. Peut-être faut-il un peu plus structurer les marchés ici, faut-il un peu plus d’agents qui font bien leur boulot et un peu plus de marques qui investissent dans le digital, mais ce sont des choses qui ne se font pas d’un coup.

Est-ce qu’il ne faut pas voir cette floraison d’influenceurs quelque chose de passager ?

Non, c’est impossible. Le digital, c’est aujourd’hui, demain et après-demain. Le monde est en train de se digitaliser, le monde est digitalisé. Au contraire, on était sur le web 2, on va maintenant arriver sur le web 3, ça, c’est une autre étape, tout est en train de se digitaliser.

Je veux dire que tous ces créateurs de contenu qui pullulent sur les réseaux sociaux, n’est-ce pas un effet de mode ?

Les créateurs de contenus ont toujours existé, c’est le support qui évolue. On a toujours eu des personnalités à la télévision, à la radio et même sur scène. Le problème, ce sont des supports qui sont différents. Aujourd’hui, c’est internet sur le web 2, quand on va arriver sur le web 3, il y aura de nouveaux créateurs de contenus qui viendront rendre obsolètes les créateurs de contenus sur le web 2, mais ce n’est un effet de mode, c’est juste une évolution, une adaptation logique de ce qui se passe aujourd’hui.

Alors le thème général de cette 6ème édition, c’est : « Like, commentaires, partages et ventes, focus sur l’engagement » et vous êtes intervenu sur le sous-thème : « engagement, impact financier et social », que vous inspire cette thématique ?

Le monde du digital a fortement évolué. J’ai lancé lagence Smile en 2016, qui nous permet d’utiliser l’audience des créateurs de contenu pour mener des actions sociales, aujourd’hui, nous avons 4 milliards de vue cumulées et 40 millions de personnes qu’on touche à travers les valeurs qu’on inculque au-delà de la zone francophone.

Il y a eu plusieurs générations, il y a eu d’abord les Youtubeurs (en France) qui avaient des moyens, des caméras, mais aujourd’hui avec le mobile, on a des plateformes comme Snapchat, Instagram qui a permis de populariser la créativité dans les quartiers populaires, les campagnes, offrant l’opportunité à tous ceux qui n’avaient pas d’espaces de créations.

Tu peux créer du contenu à partir de chez toi, à l’école. J’ai accompagné une première vague et très vite, on est devenu une référence. L’idée pour nous, c’est de dire, en créant du contenu, vous impactez vos communautés. Vous n’êtes là seulement pour vous faire de l’argent, mais vous devez mettre votre leadership au profit des communautés, A Smile, nous avons pu mobiliser des vêtements et 3 millions d’Euros pour venir en aide à des personnes vulnérables en Birmanie, nous avons aussi récolté des fonds pour venir en aide aux sans-abris en France, ainsi que pour la reforestation en Afrique.

On crée du contenu pour faire du bien autour de nous, et je pense que c’est ça qui m’a permis de tenir dans la durée. Cette année, on a beaucoup parlé d’engagement, mais je pense que l’année prochaine, nous devrions parler de la Hype parce que nous avons des créateurs de contenus qui n’ont pas de meilleurs ratios, qui attirent les marques.

Justement dans votre intervention, vous avez parlé de Hype. De quoi s’agit-il ?

La liste des lauréats de la 6è édition d' AdicomDays à Abidjan par catégorie
La liste des lauréats de la 6è édition d’ AdicomDays à Abidjan par catégorie

La Hype, c’est un autre type d’engagement, mais la Hype est au-dessus de l’engagement. C’est quand on crée du contenu qui est authentique en étant nous-mêmes, c’est dire que les chiffres n’impactent pas qui on est exactement et ce qu’on fait. Lorsqu’on fait du copy challenge et qu’on crée notre propre univers peu importe le score qu’on fait, les gens voudront faire de la synergie avec nous. C’est hors catégorie, qu’on fasse du chiffre ou pas, on peut avoir de la Hype. Pourtant, tu peux faire du gros chiffre, et puis ne pas avoir de la Hype.

Quel est votre message à tous ces jeunes qui veulent aujourd’hui se lancer dans le métier d’influenceur ou de créateur de contenus à travers les réseaux sociaux ?

Ne soyez pas prêt à tout pour avoir des abonnés, par contre, faites-vous plaisir, c’est le plus important, faites-vous plaisir.

Entretien réalisé par Eugène YAO

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