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Rita Dro journaliste, bloggeuse : « L’écosystème du blogging en Côte d’Ivoire se porte très mal »

Rita Dro, journaliste, est actuellement chargée de communication du projet Jeunes de valeur, financé par l’Union Européenne. Elle est également présidente de l’association Notre Boîte à Livre dont le but est de faire la promotion de la lecture en Côte d’Ivoire. Passionnée du blogging, elle opine sur ce métier.

 

Pour elle, rien ne va plus dans cet univers, en Côte d’Ivoire. Les influenceurs en carton l’ayant dévoyé par leurs contenus médiocres.

 

Pour vous, qu’est-ce qu’un blog ?

 

Un blog, c’est l’équivalent d’un journal personnel, communément appelé journal intime, mais qui est électronique. Ce journal contient nos histoires, nos expériences, nos coups de gueule, nos coups de cœur. Et nous décidons de mettre ce contenu à la disposition du public qui est sur internet.

 

Quels sont les différents types de blog ?

 

Selon moi, les blogs sont classés en fonction des thèmes. Il y a les blogs généralistes et les blogs thématiques qui sont spécialisés sur des thématiques comme la cuisine, la mode, le reportage, les images. Il y a aussi des blogs professionnels ou des blogs d’entreprises.

 

Quelle est la différence entre un blog et un site web ?

 

Pour moi, le blog, c’est notre journal personnel que nous décidons de mettre en ligne, et ce blog peut être logé sur un site. Le site peut se comporter comme la faîtière qui abrite le blog. Le blog peut être un élément inclus dans le site. Il fait retenir que le blog est une catégorie de site web plus simplifier en terme d’utilisation.

 

Racontez-nous la petite histoire. D’où vous est venue l’idée de vous lancer dans le blogging ?

 

Mon histoire avec le blogging débute en 2014. À cette époque, je suis reçue à un concours, financé par l’Union européenne, appelé Studio mosaïque. Ils décident de former les journalistes afin qu’ils puissent couvrir le pays pour des reportages, surtout en cette période post-guerre civile de 2011.

Une fois reçue, nous faisons la connaissance d’un professeur qui nous parle d’un nouvel univers, celui du blogging, des réseaux sociaux. Il nous présente le blog comme une opportunité pour assurer la promotion de nos articles, pour nous qui sommes des journalistes professionnels en devenir. Le professeur en question est Israël Guebo.

Il nous présente les avantages, et on se met toute suite à la tâche. Je vais sur WordPress, j’achète un nom de domaine qui est droville.com, et le blog est créé gratuitement. En 5min, il est en ligne. Et là, je commence à publier mes articles.

Quelles sont les étapes pour lancer un blog ?

Rita Dro journaliste, bloggeuse  « L’écosystème du blogging en Côte d’Ivoire se porte très mal »
Rita Dro journaliste, bloggeuse sur droville.com « L’écosystème du blogging en Côte d’Ivoire se porte très mal »

D’abord, il faut être un passionné, il faut avoir quelque chose à partager, quelque chose à dire. Donc, il faut, dans un premier temps, choisir un sujet qui vous passionne pour ne pas être à court d’idées. Le blogging, c’est un métier de longue haleine. C’est vous qui établissez des règles avec votre lectorat, vous établissez un contrat tacite entre vos lecteurs et vous. Si vous décidez de publier un article chaque mercredi à 12h, sachez que vos lecteurs seront présents à cette heure précise. Si vous leur faites faux bond, il y a de fortes chances que vous perdiez vos abonnées.

 

Comment se porte l’écosystème du blogging en Côte d’Ivoire ?

 

Je dirai que l’écosystème du blogging en Côte d’Ivoire se porte très mal, parce que nous assistons à une certaine confusion aujourd’hui. Le monde du blogging accueille de nouveaux acteurs, et ces acteurs ne sont pas forcément blogueurs. Ils sont ce que je définis ou qualifie de producteurs de contenus, mais ce ne sont pas, à l’origine, des blogueurs.

 

Est-ce que le blogging est un métier à part entière ?

 

Absolument, le blogging, c’est un métier à part entière qui nourrit certains, surtout les blogueurs de qualité.

 

Votre mot de fin pour conclure ce digital interview ?

 

Ce que j’ai à dire pour terminer cet entretien est que l’écosystème du numérique en Côte d’Ivoire se porte mal. Il véhicule peu de valeurs pour cette nouvelle génération qui est en perte de repère. L’État ivoirien gagnerait à s’impliquer davantage dans la réglementation, mais aussi dans la sanction de ce à quoi on assiste aujourd’hui. Malheureusement, sur le web, cette flopée d’autoproclamés influenceurs, grâce à leurs contenus, arrive à influencer les jeunes qui sont assez vulnérables.

Abou Kam avec Nounty Aida Soro

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